Le coquelicot

  

          Un matin, je fus réveillée par un bruit assourdissant.Je me levai, me coiffa à la hâte et accouru dans le jardin. Et là , une vision d’horreur m’apparut dans la lueur blême des phares. Des camions, des tractopelles et des ouvriers tous armés de pioches, marteux-piqueurs et autres engins de destruction, retiraient mon jardin. Tout, absolument tout y passait ; ma haie de troè nes, mes fleurs pas encore écloses, il ne restait que le béton. 

-        Mais que faites-vous ? Hurlais-je terrorisée…

-        Réquisition de la terre, ordre du préfet Madame ! Me répondit un vigile peu avenant.

Je me frottais les yeux, me pinçais les joues…Je devais rêver ce n’était pas possible !

-        Vous retirez ma terre ? C’est une plaisanterie ?

-        Nullement ! Toute la ville y passe, nous ne devons laisser que votre maison !

Pas une motte de terre ne doit rester. Vous connaissez la loi, de plus, nous avons était gentils et patients avec vous. Comme vous êtes trè s âgée, nous vous avons autorisés à conserver ce lopin de terre plus longtemps.Voyez-vous, vous êtes la derniè re sur la liste.

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