doucement pour appeler toutes leurs compagnes. Et, sous les yeux émerveillés de Petit-Pierre, ce ne fut qu'un ballet incessant de rubans chatoyants et de feuilles fauves qui valsaient dans les airs.
L'oiseau-Lyre vint, lui aussi, admirer l'arbre, et joua un air entraînant
pour distraire Petit-Pierre de son chagrin et donner du cur à l'ouvrage
à tout ce petit monde. La pie voleuse arriva à son tour, fortement
intéressée par ces dorures .
Petit-Pierre lui en ayant expliqué la raison, elle lui dit :
" Alors je ne te les prendrai pas, au contraire, je vais chercher ma corbeille à trésors, tu sais, tous les jolis fils brillantés qui ornaient le beau sapin que ta Maman et ton Papa avaient fait pour Noël, c'est moi qui les avait pris ; tu vas voir, ils vont empêcher les feuilles de s'envoler ".
Un hibou descendit de sa sagesse ancestrale pour faire de gros yeux nocturnes tout doux à Petit-Pierre, en lui disant qu'il avait eu la plus jolie idée du monde.
Mais il se faisait bien tard, et le petit garçon avait les paupières lourdes de sommeil ! Tous ses amis l'envoyèrent dans son petit lit, se chargeant de parachever leur tâche.
L'arbre était aussi lumineux qu'un sapin de Noël et paraissait vouloir s'élancer vers les étoiles.