Le Pè re Noël lui lança un regard trè s noir.
- " Mais tu n'y est pas mon pauvre Ferdinand ! Tu ne voudrais pas que je demande que l'on m'ouvre la porte tout de même… "
Le
Pè re Noël enjamba le rebord et commença à descendre. Il ne put pénétrer que
jusqu'à la taille car avec un gilet en plus, le conduit était bien trop étroit
pour lui. Il essaya en vain de respirer, de ne pas respirer, de se tirer, de
se tordre dans tous les ses…Rien.Il ne bougea pas d'un millimè tre.
Déjà des braises atteignaient la semelle de ses bottes. Elles se mirent à roussir
en dégageant une épaisse fumée qui le fit tousser. Ferdinand s'approcha et poussa
tellement fort que le Pè re Noël et ses cadeaux furent propulsés vers le bas
tels un boulet de canon.
Le Pè re Noël se retrouva dans le salon couché sur le dos au beau milieu des
cadeaux. En bougonnant, il remplit les souliers des enfants de tous les présents
qu'ils avaient demandés et remonta avec beaucoup d'effort le long du conduit
en se disant que l'an prochain Noël devra véritablement être à un autre moment.
Arrivé sur le toit prés de Ferdinand, il lui dit :
- " L'an prochain, nous avancerons la fête de Noël " Vaguement inquiet, le renne
lui demanda entre deux rafales de neige :
- " Ce sera beaucoup plus tôt ? "