nous promener. Papa fit la connaissance d'un Finnois tout ridé dont la peau du visage ressemblait à un vieux cuir tanné. Je ne me souviens plus de son vrai nom car par commodité il dit se nommer Hansen, pour nous c'était plus simple.
Donc Hansen que nous voyions tous les matins sur le petit port quand il amarrait son bateau de pêche, nous parlait de sa région et de son travail sur le Lac Pyhaselka. Il était pécheur mais que 5 à 6 mois de l'année car tout le reste du temps le lac était gelé. Lorsque le lac était gelé, il partait dans la foret et coupait du bois pour la scierie et pour se chauffer. Quand un tronc était à terre il récupérait les grosses branches et faisait des bûches pour sa cheminée. D'ailleurs il nous proposa de l'accompagner sur son futur lieu de coupe pour cet hiver.
De bonne heure nous nous levâmes et nous l'attendions devant le chalet. Il était à peine huit heure, tu parles de vacances, lorsque sa camionnette arriva. Dans le bois qui était bien à une heure de chemin défoncé de notre chalet. Il nous expliqua comment il procédait pour évacuer le bois coupé. Sans déranger les animaux, avec un petit treuil il amenait le bois sur le bord du chemin. Il me semblait que derrière un fourré, j'avais vu bouger une branche. Ce pouvait être un oiseau qui s'envolait, mais je ne le vis pas.
La journée était bien avancée quand nous sommes rentrés au chalet. Maman était inquiète car, d'après elle il y avait des drôles d'histoires qui se passaient aux bords des lacs et dans la foret. Des esprits, des sorcières qui fumaient la pipe enfin n'importe quoi
Le soir tomba brusquement, nous étions assez haut dans l'hémisphère nord me dit papa et c'est toujours comme ça. Je monte me coucher en pensant à Hansen, l'homme libre de son temps, pas d'école lui tout seul